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dimanche 24 septembre 2017
Chronique n°11 : Chevaux de foudre - Aurélie Wellenstein
• Titre : Chevaux de foudre
• Auteur : Aurélie Wellenstein
• Genre : Littérature jeunesse
• Édition : Magnard Jeunesse
• Nombre de pages : 222
• Synopsis : Alix a tout perdu, son père, sa terre, même son nom. Devenue esclave à Rome, elle est précipitée dans le monde des courses du Déluge. Ces compétitions violentes et sans pitié voient s'affronter les fulgurs, des chevaux de foudre dont le corps s'électrise lorsque l'orage éclate. Monter sur leur dos, c'est mettre sa vie en jeu, mais la liberté couronne les vainqueurs. Aidée par Marcus, le prodige de son équipe, Alix va lier son destin à Ira, un étalon indomptable aussi beau que mortel...
« C'était la haine qui l'avait fait tenir après sa capture. Elle s'était relevée grâce à Ira, épousant la flamme qui l'animait, la rage d'en découdre. »
« Ira était devenu la prolongation de ses bras, de ses jambes, de son âme. Ils filaient comme le vent. Comme l'orage. Un orage animal, ivre de vitesse. »
➤ Comment j'ai découvert ce livre ?
Je l'ai découvert dans une librairie à laquelle je vais régulièrement et qui a pour habitude de vendre des livres d'occasion. Étant une grande passionnée de chevaux, je ne pouvais pas passer à côté de celui-ci ! Outre sa couverture que j'ai trouvée particulièrement splendide, j'ai été tentée par son synopsis très original (ce qui est plutôt rare dans le milieu équestre). L'état dans lequel je l'ai trouvé m'a semblé satisfaisant et j'ai donc décidé de l'acheter.
➤ Mon avis :
Alix n'a que 14 ans lorsque son père se fait tuer sous ses yeux. Elle est ensuite enlevée par les Romains en vue de devenir esclave à Rome. Ira, un magnifique fulgur noir, est également de la partie. Entre eux, un lien va naître, permettant de l'apprivoiser pour le faire participer aux courses du Déluge. Alix et Marcus, le prodige de son équipe, vont unir leurs forces pour atteindre l'objectif ultime... Celui de remporter la liberté !
Je ne vous cache pas qu'au début j'ai été victime d'une certaine appréhension sur ce que j'allais trouver en ouvrant ce roman. Même si son synopsis m'avait beaucoup tentée, j'avais peur que l'intrigue ne tombe dans du déjà vu. Quelle erreur de ma part ! Dès le départ, j'ai été happée par l'univers de ce livre. En effet, je l'ai trouvé particulièrement original et le fait d'avoir rajouté une touche de fantastique pendant la période de l'Empire Romain l'a rendu d'autant plus intéressant à mon goût. Malgré quelques clichés que j'ai pus relever ici et là, la plume de l'auteur a réussi à me faire passer outre en raison de sa fluidité et de sa poésie. Mais là n'est pas le seul talent d'Aurélie Wellenstein, qui sait également manier le suspens à la perfection, rendant le récit aussi addictif qu'haletant. Mon cœur battait au rythme effréné des courses du Déluge et des cavalcades des fulgurs. Toutefois, j'ai malheureusement trouvé ce roman trop court. J'aurais aimé pouvoir rester plus longtemps avec ses personnages et son univers dans le but que ceux-ci soient encore plus approfondis. Cela ne m'a cependant pas empêchée d'adorer l'histoire même si celle-ci est catégorisée "Jeunesse". Je n'ai d'ailleurs pas compris pourquoi ! Peut-être est-ce dû au fait que l'auteur ai mis en scène des chevaux dans son œuvre ? Si c'est le cas je trouve cela très discriminatoire ! Quoi qu'il en soit, je pense que ce roman peut tout aussi bien convenir aux personnes plus âgées.
Globalement, j'ai beaucoup aimé les personnages. Malgré son jeune âge, Alix est une battante et j'ai apprécié pouvoir suivre l'évolution de sa psychologie. Je comprenais totalement la haine qui l'animait, d'autant plus que le milieu dans lequel elle évoluait était sexiste au possible. Ira, le magnifique fulgur noir est sûrement mon personnage favori (à part ça je ne suis pas du tout passionnée de chevaux...) que j'ai trouvé très courageux. Il pouvait être capable du meilleur comme du pire. C'est son impulsivité et sa rage de vaincre qui m'ont conquise. J'ai également beaucoup aimé Marcus pour sa bienveillance envers Alix et Ira. À eux 3, ils ont formé une très bonne équipe que j'ai adoré suivre. En revanche, j'ai détesté Flaccus, l'entraîneur. Il faisait preuve d'une certaine violence envers les fulgurs et également envers Alix, qui la considérait comme une moins que rien. Caïus, le chef du groupe, n'était pas mal non plus dans son genre. Et ne parlons pas des autres palefreniers qui malmenaient Alix d'une manière on ne peut plus honteuse. J'ai toutefois apprécié Traex, un ami de Marcus et d'Alix, même si selon moi il n'est pas apparu assez longtemps au sein du récit.
➤ Conclusion :
Pour conclure, j'ai adoré ma lecture. Même si celle-ci fut brève, cela ne m'a pas empêché d'en ressortir ravie. Pouvoir lire un roman mettant en scène des chevaux m'a fait un bien fou car je ne vous cache pas que cela me manquait depuis le temps. De plus, j'ai lu celui-ci dans le but de me remettre en selle après une panne de lecture et je peux vous assurer que cela a été un franc succès ! Si vous recherchez un livre possédant un univers original et une intrigue palpitante, ne cherchez plus et laissez-vous emporter par la plume d'Aurélie Wellenstein.
➤ Ma note : 17/20
Que pensez-vous de Chevaux de foudre ? Vous ai-je convaincu de le lire ? J'attends vos réactions avec une grande impatience !
dimanche 10 septembre 2017
Chronique n°10 : 16 ans, 2 étés - Aimee Friedman
• Titre : 16 ans, 2 étés
• Auteur : Aimee Friedman
• Genre : Roman pour ados
• Édition : Milan
• Nombre de pages : 368
• Synopsis : Alors qu'elle est à l'aéroport, sur le point de quitter l'Amérique pour rejoindre son père en Provence le temps des vacances d'été, Summer reçoit un appel. Répondra ? Répondra pas ? 2 possiblités, 2 étés très différents. Et pourtant, Summer n'aura qu'une fois 16 ans...
➤ Comment j'ai découvert ce livre ?
Je l'ai découvert grâce à Audrey, une YouTubeuse, Bookstagrameuse et Blogueuse passionnée. Lorsque celle-ci a présenté ce roman via l'une de ses vidéos, j'ai été séduite tant par sa couverture que par l'originalité de son contenu. Je l'ai donc ajouté à ma PAL de l'été sans aucune hésitation.
➤ Mon avis :
Summer, 16 ans, est sur le point de quitter l'Amérique dans le but de passer l'été chez son père lorsque soudainement, son portable se met à sonner. Décrochera-t-elle ? Le déroulement de ses vacances ne dépend que de ce choix...
Dès les premières lignes, j'ai été conquise par la plume de l'auteur qui se trouve être à la fois simple et fluide. Chaque chapitre du récit retraçait les aventures de notre héroïne en fonction du choix décisif qu'elle avait effectué au début de celui-ci. Nous avions donc affaire à des situations parallèles, ce que j'ai trouvé fort original et intéressant à traiter. L'auteur a réussi à écrire un roman se montrant à la fois léger et touchant grâce à sa poésie et à ses thèmes abordés avec une justesse incroyable. En effet, il n'est pas toujours aisé de parler de divorce ou de profond mal-être mais Aimee Friedman a réussi cet exploit d'une main de maître. De plus, ses sujets n'ont en aucun cas été survolés ou bâclés, contrairement à de nombreuses lectures d'été. En revanche, malgré toutes ses qualités, ce roman possède également un défaut face auquel je ne suis pas restée de marbre : les clichés. J'ai pu en relever tout au long du récit (sur la France notamment) et cela en devenait parfois pénible.
J'ai beaucoup aimé suivre l'évolution de la psychologie de Summer. Au début, celle-ci souffrait de timidité maladive. Puis, au fur et à mesure (et à ma plus grande joie), elle s'est métamorphosée et est devenue plus débrouillarde. Sa passion pour la photographie a également ajouté une touche d'art au récit, ce qui m'a particulièrement plu. Sa meilleure amie, Ruby, était plutôt sympathique et compréhensive malgré la jalousie et la possessivité dont Summer faisait fait preuve à son égard. Néanmoins, j'ai peu apprécié le fait qu'elle ait fini par traîner avec des personnages populaires et superficiels à souhait. J'ai détesté le père de Summer du début à la fin en raison de sa malhonnêteté et de sa traîtrise. Même si au départ je n'aimais pas Eloïse non plus, le final du roman m'a fait entièrement changer d'avis sur elle. La tante de Summer était exquise. J'ai adoré sa force de caractère. Sa mère n'était pas mal non plus dans son genre et je comprenais pourquoi elle voulait protéger sa fille de son ex-mari. Je me suis beaucoup identifiée à Wren, une camarade de Summer, en raison de son indépendance face aux autres. Je l'ai d'ailleurs apprécié même si, selon moi, elle aurait pu apparaître plus souvent au sein du roman. Comme dans toute lecture d'été, quelques romances ont également eu lieu mais étant donné le fait que celles-ci n'empiétaient pas sur l'intrigue principale, cela ne m'a pas dérangée plus que ça.
➤ Conclusion :
Pour conclure, j'ai adoré ce roman pour sa légèreté mêlée d'émotions. Il s'agit là d'une des meilleures lectures que j'ai pu lire cet été malgré ses quelques clichés. Si vous aimez les récits abordant des sujets auxquels tout adolescent est confronté un jour (tel que l'amitié, la timidité, la jalousie ou encore pour certains le divorce) celui-ci est fait pour vous.
➤ Ma note : 17/20
Et vous, avez-vous déjà lu ce roman ? L'avez-vous aimé ? Et que pensez-vous de ma chronique ? J'attends vos commentaires !
samedi 2 septembre 2017
Chronique n°9 : Nil - Lynne Matson
• Titre : Nil
• Auteur : Lynne Matson
• Genre : Science-fiction
• Édition : Pocket Jeunesse
• Nombre de pages : 456
• Synopsis : Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil. Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l'île... Il n'y en a qu'une par jour. Une seule personne peut l'emprunter. Pire encore, les adolescents n'ont qu'1 an pour s'échapper. Sinon, c'est la mort. Le compte à rebours a déjà commencé...
« La crique était la carte postale parfaite de la beauté de Nil. Une beauté si enivrante qu'on en oublierait le danger si on n'y prenait garde. »
« Mes envies et mes besoins s'entremêlaient dans le grand flou du désespoir, me prenaient à la gorge, si bien que j'étais incapable de séparer les deux. »
➤ Comment j'ai découvert ce livre ?
Cela faisait un petit moment que j'entendais parler de ce roman. Il m'était même déjà arrivé de le croiser dans ma librairie préférée et malgré mon envie, je m'étais toujours abstenue de l'acheter jusqu'alors. Ce n'est que cet été que j'ai fini par franchir le pas pour le mettre dans ma PAL et je regrette d'ailleurs de ne pas l'avoir fait plus tôt.
➤ Mon avis :
Charley, 17 ans, se réveille un jour sans explication sur une magnifique île déserte. Pas si déserte que ça tout compte fait. Une vingtaine d'adolescents ayant vécu le même scénario survivent également dans cet endroit aussi somptueux qu'hostile. Charley ne va pas tarder à rejoindre le groupe et à tomber sous le charme de leur chef, Thad. Celui-ci lui apprendra qu'ils n'ont seulement qu'1 an pour s'évader de Nil, sinon leur mort est assurée... Seulement, comment s'échapper d'une île qui n'existe pas ?
Malgré ses 456 pages, Nil reste un roman addictif presque tout du long ! J'ai été plongée dans cet univers à la fois sublime et dangereux dès son commencement. Quelques clins d’œil de l'auteur m'ont d'ailleurs rappelé le Labyrinthe. Toutefois, durant les premiers chapitres, j'ai trouvé que celle-ci cassait légèrement le rythme du récit en décrivant tous les aspects de l'île. Je ne pouvais donc pas laisser libre cours à mon imagination, ce que je trouve particulièrement dommage. Heureusement, les rebondissements n'ont pas tardé à pointer le bout de leur nez et dès lors, l'histoire en est devenue haletante. Lynne Matson a très bien su jouer avec mes émotions et je tiens d'ailleurs à lui tirer mon chapeau pour cela ! Toutefois, au fur et à mesure du récit, j'ai trouvé que la romance présente entre Thad et Charley prenait de plus en plus d'ampleur au sein de l'intrigue. Vers la fin, l'histoire en devenait même carrément répétitive, causant ainsi quelques frustrations de ma part. Quant au final en lui-même, il était beau quoiqu'un peu trop guimauve à mon goût.
Étant donné le fait que les personnages étaient tous attachants, cela rendait leur départ ou mort éventuelle plus difficile à digérer. Durant le récit, les chapitres narratifs s'alternaient entre les 2 personnages principaux : Charley et Thad. J'ai beaucoup aimé Charley pour son obstination et sa témérité. Elle a toutes les qualités d'une battante. Quant à Thad, je l'ai également apprécié pour son courage malgré son tempérament un peu trop protecteur selon moi. Sa psychologie était intéressante car il donnait vie à l'île en la personnifiant. Toutefois, j'ai trouvé son geste à la fin du récit d'une débilité sans nom. Son bras droit, Rives, est je pense l'un de mes personnages favoris. J'ai beaucoup aimé son humour et sa compréhension. Nathalie, ancienne chef du groupe, m'a également beaucoup plu pour sa générosité et son caractère fort. J'ai également été marquée par Talla, l'une de ses membres. Au départ je ne l'aimais pas beaucoup mais j'ai finalement appris à la connaître et à l'apprécier tout au fil de l'aventure. Quant à Bart, je ne l'ai pas aimé en raison de sa lâcheté et de sa traîtrise envers le groupe. Toutefois, j'ai été déçue du fait que son personnage et ses projets malveillants n'aient pas été approfondis plus que ça. Il s'agit d'ailleurs du plus gros bémol de ce roman. En effet, à partir de la moitié de celui-ci, l'auteur met trop en avant la relation présente entre Thad et Charley au détriment des autres personnages (qui sont tellement nombreux que je ne peux me permettre de tous les présenter).
➤ Conclusion :
Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ma lecture malgré ses quelques petits défauts. Si ceux-ci avaient été inexistants, je peux vous assurer que ce premier tome aurait été un coup de cœur. J'ai tout de même hâte de me plonger dans le second. Si vous recherchez un roman sachant vous tenir en haleine du début à la fin tout en mêlant de la romance, n'attendez plus, celui-ci est fait pour vous !
➤ Ma note : 16/20
Et vous ? Avez-vous déjà lu cette trilogie ? Qu'en avez-vous pensé ? J'attends vos partages !
mercredi 30 août 2017
Chronique n°8 : Une semaine légèrement agitée - Chrissie Manby
• Titre : Une semaine légèrement agitée
• Auteur : Chrissie Manby
• Genre : Comédie satirique
• Édition : Mosaïc poche
• Nombre de pages : 369
• Synopsis : Va-t-elle survivre à une (longue, très longue) semaine de vacances avec (toute) sa famille ? C'est le casse-tête obsédant de Chelsea Benton depuis que sa mère a lancé sa bombe : les réunir tous en hôtel-club à Lanzarote pour fêter ses 60 ans. Bien sûr, Chelsea les aime ! Mais ? il y aura son petit neveu aux doigts poisseux (très mauvais pour les fringues de marque), sa nièce ado que tout « saoule », son grand-père adorable mais pas du genre à passer inaperçu, son beau-frère ? Aucune chance de mettre à profit ces vacances forcées pour approfondir les relations avec le beau mec de l'avion (oui, celui qui est accompagnée de la petite peste de 6 ans). Mais la goutte d'eau qui fait déborder la piscine, c'est que la sœur de Chelsea est de la partie. La fille parfaite, mariée, femme au foyer exemplaire dont Chelsea se demande si elle doit l'envier (elle, elle vient encore de se faire larguer) ou la plaindre (franchement, lâcherait-elle son job d'esclave dans un magazine glamour à Londres pour devenir épouse et maman ? Elle se tâte...). Bref des vacances (horribles) sans surprise ? Pas sûr. Des surprises, il va y en avoir au contraire. Et même, de vraies révélations !
« Et elle n'en pouvait plus de s'extasier devant des nouveaux-nés disgracieux en écoutant interminablement les jacasseries de jeunes mères qui lui assuraient qu'on ne pouvait être pleinement femme à moins d'avoir expulsé un truc de la taille d'un pamplemousse par les voies naturelles. Chose, se disait Chelsea, qu'une vulgaire poule de batterie faisait plusieurs fois par jour sans se plaindre ni attendre d'être béatifiée pour autant. »
« Ces barrières mentales qui, depuis son plus jeune âge, l'empêchaient d'être grossier ou vicieux comportaient désormais de larges brèches, où s'engouffraient ses pires instincts, et on voyait bien le ravage que cela faisait. »
➤ Comment j'ai découvert ce livre ?
Il s'agit du premier livre que j'ai ajouté à ma PAL pour cet été 2017. Je l'ai découvert grâce à Margaud Liseuse, une YouTubeuse, Bookstagrameuse et Blogueuse reconnue. Je me souviens avoir été tentée par son synopsis et sa couverture a achevé de me convaincre. Je l'ai donc commandé et l'ai lu lors de mes vacances en Bretagne.
➤ Mon avis :
Chelsea, âgée d'une trentaine d'années, travaille à Londres en tant que journaliste féminin. Celle-ci est en froid avec sa famille et plus particulièrement avec sa sœur Ronnie (alias Veronica), mère de 2 enfants. Alors lorsque sa mère, Jacqui, invite tout ce petit monde à passer une semaine de vacances à Lanzarote pour fêter ses 60 ans, Chelsea se montre quelque peu récalcitrante. Elle n'est d'ailleurs pas au bout de ses peines ! D'autant plus qu'elle n'a encore aucune idée des révélations qui vont lui être faites au cours de cette semaine riche en émotions...
Cette comédie satirique a été une bonne lecture d'été. Malgré une intrigue plutôt longue à se mettre en place, les rebondissements se produisant ensuite valent largement le détour. La première partie du récit se montre légère et sans prise de tête. L'humour est présent et a même parfois réussi à me faire rire ! Mais à partir de la seconde partie, l'auteur réussit à rajouter de la profondeur à son histoire en abordant des sujets délicats tel que l'avortement. Chrissie Manby a d'ailleurs presque fini par me toucher malgré mon peu d'inclinaison pour les enfants, ce qui résulte d'un talent certain. En revanche, j'ai trouvé qu'il y avait trop de clichés sexistes, d'autant plus que je n'ai pas réussi à cerner si l'auteur voulait justement les dénoncer ou au contraire les encourager. Malgré une intrigue parfois légèrement prévisible, des révélations auxquelles je ne m'attendais pas ont également eu lieu. La fin de ce récit reste néanmoins trop ouverte à mon goût, à tel point que j'aurais aimé pouvoir lire un tome 2 !
Je pense que le point fort de ce livre reste avant tout ses personnages presque aussi attachants les uns que les autres (quoique parfois énervants). J'ai admiré le travail qu'a fourni l'auteur pour approfondir la psychologie de chacun d'entre eux. Le personnage principal reste tout de même Chelsea, cette citadine âgée d'une trentaine d'années et travaillant à Society, journal féminin. Il s'agit de mon personnage préféré et je me suis hautement identifiée à elle pour son avis sur les enfants (même si celui-ci est volontairement exagéré). Le deuxième personnage principal se trouve être sa sœur, Ronnie. Je ne l'ai pas franchement aimée en raison de son égoïsme et de son problème d'égo qui la rendait mauvaise envers Chelsea. Son mari, Mark, était néanmoins beaucoup plus sympa quoiqu'un peu feignant sur les bords. Leur fille, Sophie, adolescente difficile, m'a tout de même plu par son franc parlé même si sa naïveté était parfois accablante. Jack, leur deuxième enfant, est mon personnage préféré avec Chelsea. Je l'ai trouvé très attachant et la scène finale entre lui et sa tante m'a fendu le cœur. Nous avons ensuite Jacqui et Dave, les parents de Chelsea et Ronnie, dotés tous les deux d'un caractère bien trempé. Je n'ai pas beaucoup aimé Bill, l'arrière-grand-père. Même si le fait qu'il souffre de démence sénile expliquait ses actes, son sexisme m'a plusieurs fois donné envie de lui mettre des baffes. Il y a également Adam et sa fille Lily, petite peste de 6 ans mais que j'ai adoré détester. Comme vous pouvez le constater, chaque personnage possède ses qualités et ses défauts, rendant celui-ci plus vivant et réaliste. Cela m'a donc attristée de devoir les quitter à la fin de l'histoire. De plus, au fil des pages, l'auteur nous a prouvé à quel point la discussion est importante pour se sentir en harmonie avec les autres, morale que j'ai trouvé très vraie.
➤ Conclusion :
Pour conclure, j'ai beaucoup aimé cette comédie qui s'est montrée à la fois légère et profonde malgré quelques clichés parfois dérangeants. Si vous recherchez un livre à lire à la plage, celui-ci est fait pour vous (même si il est maintenant un peu tard pour ça) !
➤ Ma note : 15/20
Et vous ? Avez-vous déjà lu cette comédie ? Qu'en avez-vous pensé ? Vous ai-je donné envie de la lire ? N'hésitez pas à réagir en commentaires !
samedi 19 août 2017
Chronique n°7 : Buzz ! - Anne-Gaëlle Huon
• Titre : Buzz !
• Auteur : Anne-Gaëlle Huon
• Genre : Comédie
• Édition : City éditions
• Nombre de pages : 204
• Synopsis : Bibliothécaire un peu farfelue, Bérangère s’apprête à participer à Buzz, le jeu télévisé le plus regardé de France. Sa mère Marie-Belle, qui tient un salon de coiffure, ne peut contenir son excitation à l’idée de voir sa fille empocher les cinq millions d’euros mis en jeu. Avec cette somme, toutes les deux pourraient réaliser les choses qu’elles ont inscrites au fil des ans dans leur « carnet de désirs »... Seulement voilà, dans la vie, rien ne se passe jamais comme prévu. Surtout quand une galerie de personnages et des péripéties toutes plus folles les unes que les autres s’enchaînent et se déchaînent. D’autant qu’un mystérieux inconnu fait planer une ombre menaçante sur les participants au jeu. Une chose est certaine : des secrets seront révélés et des vies totalement chamboulées… De quoi faire un sacré Buzz !
« L'important, c'est le sourire ! Souriez et prenez du plaisir ! Quand K lance la musique, dansez ! Quand K fait une blague, riez ! Quand K chante, chantez ! Bref soyez vous-mêmes. »
➤ Comment j'ai découvert ce livre ?
Je l'ai découvert grâce à Lucie (alias Abracadabooks), une brillante Bookstagrameuse et Bloggeuse qui l'a conseillé via Bookstagram il y a quelques mois de cela. Je dois avouer que son synopsis m'avait quelque peu intriguée sur le coup et c'est pour cette raison que j'ai décidé de le commander pour l'ajouter à ma PAL de l'été.
➤ Mon avis :
Bérangère, bibliothécaire au style atypique, a pris pour habitude de remporter tous les jeux télévisés auxquels elle participe. C'est pour cette raison que sa mère Marie-Belle, dont le plus grand rêve est de devenir riche, décide de l'inscrire à la spéciale de Buzz qui met en jeu 5 millions d'euros. Sauf que rien ne va se passer comme prévu. Entre triche, malveillance et révélations, nos protagonistes ne seront pas au bout de leurs surprises...
Je ne vous cache pas qu'au début j'ai eu quelques difficultés à me plonger dans ma lecture. Ce n'était pas à cause du style de l'auteur mais bel et bien de moi-même qui à ce moment là, n'était tout simplement pas apte à lire. En ces circonstances, j'ai décidé de mettre mon livre en pause pendant un court laps de temps. Je l'ai recommencé depuis le début quelques jours plus tard (chose que je ne fais jamais habituellement en raison de mon éternelle impatience) et cette fois-ci, tout est passé comme une lettre à la poste ! À mon plus grand soulagement (étant donné que je commençais à croire que j'étais victime d'une panne de lecture), j'ai été plongée dans l'histoire dès ses premières pages et cette situation a perduré jusqu'à ses dernières. L'univers de l'histoire est original et rocambolesque, ce que j'ai particulièrement apprécié. Chaque chapitre évoque le point de vue d'un personnage différent, ce qui rend le récit plus rythmique et entretient le suspens. De plus, les révélations qui ont lieu sont totalement délirantes tout en restant plausibles. Un autre point positif de cette comédie est la manière dont l'auteur a voulu dénoncer la superficialité des émissions télévisées. Néanmoins, j'ai tout de même été déçue du fait que la spéciale de Buzz soit beaucoup trop courte. En effet, sur 204 pages, elle n'en dure qu'une dizaine ! Avant ma lecture, je pensais que celle-ci durerait presque la totalité du récit, ce qui ne fut malheureusement pas le cas.
Il y avait certes beaucoup de personnages au sein de cette histoire mais j'ai néanmoins réussi à ne pas m'emmêler les pinceaux. Je vais donc vous présenter les principaux. Pour commencer, nous avons Marie-Belle, une sexagénaire joviale et serviable tenant un salon de coiffure. Je pense qu'il s'agit là de mon personnage favori ! J'ai beaucoup aimé sa façon de penser, ses blagues et également ses astuces pour économiser, son plus grand rêve étant de devenir millionnaire. Nous vient ensuite sa fille Bérangère, une bibliothécaire au style quelque peu excentrique ayant toujours le nez plongé dans un bouquin quand elle ne se trouve pas sur des plateaux de jeux télévisés. J'ai apprécié son côté farouche et exubérant même si parfois elle se montrait trop fan-girl. Envers qui me demanderez-vous ? Mais envers K bien sûr ! Il s'agit du présentateur de Buzz et également de l'homme élu préféré des françaises. Malgré les apparences, il s'agit du personnage le plus travaillé de ce récit et je trouve dommage qu'il n'ai pas eu droit à ses propres chapitres narratifs. La prochaine sur la liste est Emmanuelle, l'autre candidate de l'émission. Son personnage est également bien travaillé à mon goût et sa franchise m'a beaucoup plu. Ensuite nous vient Marc, l'un des salariés d'une marque sponsorisant Buzz. Je l'ai plutôt apprécié malgré son romantisme qui m'a parfois agacée. Nous avons également Françoise, une vieille dame aigrie que je n'ai tout d'abord pas aimé. Mais étant donné le changement de comportement dont celle-ci a fait preuve à la fin de l'histoire, je peux désormais dire que j'ai changé d'avis sur elle ! Il y a aussi Jeannot, un serveur de la brasserie du Galant, que j'ai trouvé très héroïque malgré sa simplicité. Place maintenant à notre avant-dernier personnage principal, Patrick, faisant partie des organisateurs de l'émission. Celui-ci est détestable au plus haut point ! Son machisme me donnait parfois des envies de meurtres. Et pour terminer, je vais vous parler du personnage le plus mystérieux de cette histoire. De celui dont on ne connait pas l'identité et qui souhaite se venger. Mais pourquoi ? Ça, on ne le saura jamais. Il s'agit là du gros point négatif que je peux relever à cette comédie. Tout au long du récit, nous attendons des réponses sur cet individu pour finalement nous rendre compte une fois la dernière page tournée que celles-ci sont inexistantes. C'est ce détail ô combien frustrant qui a été la cause de mon changement de note. Heureusement, il s'agit là d'un des seuls points négatifs que j'ai pu trouver à ce livre sinon je peux vous assurer qu'elle aurait baissé en flèche.
➤ Conclusion :
Pour conclure, je dirais qu'il s'agit tout de même d'une assez bonne lecture malgré ses quelques défauts handicapants. Si vous recherchez un livre léger et délirant à souhait pour l'été, je ne peux que vous conseiller celui-ci.
➤ Ma note : 13,5/20
Et vous, avez-vous déjà lu cette comédie ? Si ce n'est pas le cas, vous ai-je donné envie de la lire ou non ? J'attends vos réactions !
vendredi 11 août 2017
Chronique n°6 : Tendance filles - Marie-Sophie Vermot
• Titre : Tendance filles
• Auteur : Marie-Sophie Vermot
• Genre : Littérature jeunesse
• Édition : L'école des loisirs
• Nombre de pages : 167
• Synopsis : Un appartement. Une chambre à soi. Le rêve, le paradis sur terre quand on vient de passer une bonne quinzaine d'années chez papa-maman à obéir, à se taire, à respecter les horaires et les manies de la famille. C'est ce miracle qui arrive à Colombe et à sa meilleure amie Louise. Elles n'ont que 16 ans, c'est l'année du bac de français et pourtant, Gaga est d'accord pour leur prêter un petit appart sous les toits. Gaga, c'est la grand-mère de Colombe. Une grand-mère pas comme les autres, une vraie terreur à vélo. Elle ne doit pas ce surnom à la sénilité précoce, mais à une déformation enfantine de la prononciation de son prénom, Olga, par Colombe quand elle avait 2 ans. Et depuis c'est resté. Vous croyez peut-être que c'est le bonheur absolu, cet appart sous les toits. Et c'est ce que Colombe croyait aussi. Mais voilà, Gaga a le cœur sur la main. Et quand elle propose à Lola, la fille d'une collègue mutée loin, de le partager avec Colombe et Louise, on peut dire que les ennuis commencent...
➤ Comment j'ai découvert ce livre ?
Cela faisait longtemps maintenant que celui-ci trônait dans ma bibliothèque. Ma mère me l'avait ramené il y a de ça quelques années et jusqu'ici, je n'avais jamais réussi à me motiver pour le lire. Pourquoi ? En raison de sa couverture peu flatteuse et de son synopsis étant à l'origine de nombreux préjugés de ma part. Quoi qu'il en soit, j'ai finalement décidé de l'ajouter à ma PAL pour cet été 2017, ce dont je regrette de ne pas avoir fait plus tôt.
J'ai lu ce roman en lecture commune avec le parfum des bouquins, une talentueuse Bookstagrameuse et Bloggeuse dont je vous invite à aller voir la chronique en cliquant juste ici.
➤ Mon avis :
Colombe et sa meilleure amie Louise rentrent en première, l'année du bac de français. Elles ont toutefois l'autorisation de vivre en colocation dans un petit appartement que la grand-mère de Colombe a eu la gentillesse de leur prêter à la condition qu'elles travaillent bien tout au long de l'année. Mais lorsque celle-ci accepte également d'accueillir Lola - la fille d'une de ses collègues - au sein de l'appartement, Colombe est plus qu'énervée. De plus, Louise finit par tomber amoureuse. L'année qui les attend promet d'être riche en rebondissements...
Malgré une couverture peu aguichante, je tiens à vous rassurer, celle-ci n'est pas du tout à l'image de son contenu. En effet, il s'agit là d'une lecture très addictive. La plume de l'auteur est simple mais efficace, nous happant dans une histoire à la fois légère et loufoque, parfaite pour l'été. Il n'y a ici aucune mise en place d'intrigue, celle-ci étant tout simplement le synopsis même du livre. Nous sommes donc directement plongés au cœur de l'histoire, avec bon nombre de péripéties à la clef. De ce fait, il est difficile de lâcher le roman avant de l'avoir terminé - exploit que j'ai exécuté uniquement pour faire durer le plaisir -. L'intrigue est palpitante et haletante malgré sa légèreté comique, ne nous laissant pas le temps de souffler durant toute la durée du récit. Autant vous dire que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et qu'aucune longueur n'est à signaler ! En revanche, je ne vous cache pas que ce style m'a surprise au début. Étant donné le fait que ma dernière lecture possédait un rythme beaucoup plus lent, j'ai été quelque peu choquée par la rapidité dont celle-ci a fait preuve (dans le bon sens du terme bien entendu !). J'ai néanmoins trouvé sa durée trop courte. En effet, chaque chapitre qui était censé être consacré à un mois de l'année ne durait pourtant qu'une dizaine de pages chacun, ce qui décrédibilisait parfois légèrement l'histoire. De plus, j'aurais aimé pouvoir rester plus longtemps avec ses personnages.
Les personnages, parlons-en ! J'ai beaucoup apprécié leur exubérance. Colombe reste ma préférée en raison de son tempérament explosif auquel je me suis hautement identifiée. Elle a toutefois fait un choix au début du roman qui m'a quelque peu refroidie. Louise est plus calme et réfléchie que sa meilleure amie, ses traits de caractère ne l'empêchant toutefois pas de s'affirmer. Lola, leur colocataire, a un style complètement déjanté. Celle-ci en change régulièrement, passant du baba cool au gothique sans pression. Au début de ma lecture, je pensais d'ailleurs que l'intrigue allait uniquement tourner autour d'elle et des relations qu'elle entretiendrait avec les protagonistes principales, ce qui en réalité, ne fut pas le cas. J'ai adoré Olga, la grand-mère de Colombe, pour sa gentillesse dotée d'autorité, ses idées atypiques et sa sportivité. Quant à Hugo, élève de terminale au lycée, je ne l'ai pas du tout aimé car il s'agissait d'un Don Juan, collectionnant les filles comme certains collectionnent les timbres. Je me souviens d'ailleurs avoir espéré de tout cœur que l'auteur fasse agir le karma contre lui. La joie m'a donc envahie lorsque celle-ci a fini par exaucer mon vœu à la fin du récit. Toutefois, en raison du peu de pages que possède ce roman, les personnages manquaient d'approfondissement à mon goût. Heureusement, je n'ai pas été spécialement gênée par ce détail durant ma lecture étant donné que mon envie du moment était de lire un livre sans prise de tête pour l'été.
➤ Conclusion :
Pour conclure, j'ai adoré cette lecture qui fut à la fois légère et palpitante. Je ne vous cache pas qu'elle a presque frôlé le coup de cœur, chose qui ne m'était pas arrivé depuis le début de l'été. Si je pouvais vous donner un conseil, il serait de ne pas vous laisser gagner par les préjugés à l'égard d'un livre que vous n'avez pas encore lu. Au départ, je pensais que Tendance filles serait une lecture gnangnan alors qu'en fait j'avais tout faux ! De plus, ne vous fiez pas toujours aux couvertures des livres, celles-ci n'étant pas toujours à la hauteur de leur contenu et inversement. En tout cas, si vous recherchez une lecture légère pour l'été, n'hésitez plus, ce roman est fait pour vous !
➤ Ma note : 17/20
Je tiens à remercier le parfum des bouquins pour avoir accepté cette lecture commune. Je me suis éclatée à la faire et j'espère remettre ça rapidement !
Et vous, avez-vous lu Tendance filles ? Vous ai-je donné envie de le lire ? Qu'avez-vous pensé de cette chronique ? J'attends avec impatience vos réactions !
samedi 5 août 2017
Chronique n°5 : Le Monde selon Como - Steven Winn
• Titre : Le Monde selon Como
• Auteur : Steven Winn
• Genre : Roman autobiographique
• Édition : France Loisirs
• Nombre de pages : 362
• Synopsis : Lorsque Steven et sa femme adoptent un jeune chien dans un refuge pour l'offrir à leur fille, ils n'imaginent pas les aventures que cette petite boule de poils va leur faire vivre. Como débarque en effet avec un problème : il déteste les humains en général et son nouveau maître en particulier. L'affaire est mal engagée car Como aime tellement la liberté qu'il ne cesse de fuguer. D'une intelligence exceptionnelle, il est bien décidé à entamer la santé mentale et la dignité de Steven, son compte en banque et son cœur ! La famille se met en 4 pour gagner son affection et se rend vite compte qu'on ne possède pas un chien mais que c'est lui qui dirige votre existence... Avec beaucoup d'humour et d'émotion, elle apprend cette leçon de vie : l'amour d'un chien, même très rebelle, peut, finalement, nous rendre plus humain !
« Il allait être son chien. Elle allait le sortir du guêpier, quel qu'il fût, qui l'avait mis dans cet état. »
« Certains des triomphes dont nous sommes le plus fier arrivent dans nos moments les plus humbles. »
➤ Comment j'ai découvert ce livre ?
Ma mère l'a acheté en 2012. Il s'agit plus précisément de l'année où la petite boule de poil du nom d'Hélia que vous voyez sur la photo ci-dessus est arrivée à la maison. Le chien posant sur la couverture de ce roman lui avait fait penser au nôtre et c'est pour cette raison qu'elle avait décidé de l'acheter. A l'époque j'avais 11 ans et même si mon amour des livres était tout aussi développé, le style de l'auteur et les quelques longueurs avaient eu raison de moi. Mais il y a peu, ma mère me l'a de nouveau présenté et j'ai décidé de lui donner une seconde chance en l'introduisant dans ma PAL de l'été. Je n'ai d'ailleurs pas été déçue de ce choix étant donné que cette fois-ci je l'ai bel et bien terminé.
➤ Mon avis :
Steven et sa femme Sally ont une fille du nom de Phoebe. Celle-ci a toujours souhaité avoir un chien. Ses parents finissent par céder l'année de ses 12 ans et après de nombreux mois de recherche, choisissent Gandalf, un petit chien blanc alors âgé d'1 an auquel Phoebe et Sally s'attachent vite malgré son caractère peureux. Steven est le seul à ne pas l'apprécier mais décide néanmoins de passer outre pour faire plaisir à sa fille. Ensemble, ils le rebaptiseront Como. Entre fugues et pitreries, celui-ci va leur faire vivre des aventures qu'ils n'oublieront pas de sitôt...
Je ne vous cache pas qu'au début de ma lecture, le style atypique de l'auteur m'a quelque peu surprise. Heureusement, je m'y suis vite habituée et dès lors, celle-ci n'en a été que plus agréable. L'histoire débute avec un prologue rythmé que j'ai d'ailleurs beaucoup apprécié. Néanmoins, dès le premier chapitre, le rythme se transforme peu à peu en longueurs. La mise en place de l'intrigue prend du temps en raison du style plutôt lent de l'auteur. Celui-ci s'attarde par exemple sur des détails tels que l'enfance de Phoebe, ses précédents animaux (poissons, perruche...) et son expérience avec eux, ce qui à force, devient assez répétitif. J'ai même fini par me surprendre à attendre impatiemment l'arrivée de Como au sein de la famille pour que l'action puisse enfin démarrer. Et même si cela a fini par se produire, quelques longueurs ont tout de même eu lieu pendant la durée du récit. De plus, l'auteur prend la fâcheuse tendance à conjuguer ses verbes au passé, ce qui m'a parfois empêchée de me plonger pleinement dans l'histoire. Heureusement, cela n'a pas été souvent le cas. Paradoxalement, vers la fin du roman, Steven Winn réussit à jouer avec nos sentiments grâce aux retournements de situation qu'il manie à la perfection. Je trouve également que la morale qu'il souhaite nous transmettre à travers cette autobiographie est l'un des meilleurs points de celle-ci. Elle nous enseigne le fait que l'homme et le chien s'apprivoisent mutuellement, ce que j'ai trouvé particulièrement magnifique !
La personnalité de Como est bien décrite, ce qui le rend d'autant plus attachant. Son caractère peureux et lunatique ne le rend pas facile à vivre au quotidien, notamment pour Steven. Au moindre faux pas de celui-ci, il n'hésite pas à prendre la poudre d'escampette. Como fait également preuve d'une étonnante rage de vaincre pour un aussi petit gabarit. Il n'hésite pas à pousser à bout toute la famille pour obtenir gain de cause !
La psychologie complexe de l'auteur est bien approfondie. Ses remarques philosophiques m'ont particulièrement plu. De plus, j'ai également beaucoup apprécié constater la transformation que Como a suscitée chez lui. Au début du récit, la tension entre eux deux est palpable. Puis, au fur et à mesure des années, on sent l'apprivoisement dont ils font preuve l'un envers l'autre. Phoebe et Sally, quant à elles, ont une relation plus stable avec leur compagnon à 4 pattes. Étant donné l'amour qu'elles lui ont témoigné dès le début (contrairement à Steven), Como se montre plus doux envers elles.
Il y a également bon nombre d'autres “personnages” dont je ne vous ai pas parlé au sein de cette chronique car ma priorité était de me concentrer pleinement sur la relation qu'entretenait Como avec ses maîtres. Si vous souhaitez les découvrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
➤ Conclusion :
Pour conclure, relire ce roman a été une bonne surprise car j'ai enfin pu l'apprécier à sa juste valeur. Malgré les quelques défauts que j'ai pu relever tout au long du récit cela reste une assez bonne lecture dont j'ai beaucoup apprécié la morale. Je m'attendais néanmoins à plus de scènes comiques mais il s'agit là d'un détail mineur. Si vous aimez les chiens au caractère atypique, je vous conseille de lire cette autobiographie.
➤ Ma note : 13/20
Alors, qu'avez-vous pensé de ma chronique ? Ai-je réussi à vous donner envie de lire Le Monde selon Como ? N'hésitez pas à me faire part de vos impressions !
dimanche 23 juillet 2017
Chronique n°4 : Phobie douce - John Corey Whaley
• Auteur : John Corey Whaley
• Genre : Roman pour ados
• Édition : Casterman
• Nombre de pages : 303
• Synopsis : De toute façon, Solomon n'avait jamais besoin de sortir de la maison. Il avait de la nourriture. Il avait de l'eau. Il pouvait voir les montagnes depuis la fenêtre de sa chambre. Ses parents étaient si occupés qu'il organisait sa vie à la maison à sa guise. Jason et Valérie Reed n'intervenaient pas, parce que finalement céder à leur fils était la seule solution pour qu'il aille mieux. À l'âge de 16 ans, il n'avait pas quitté le domicile familial depuis 3 années, 2 mois et 1 jour. Il était pâle, assez souvent pieds nus, et allait plutôt bien.
➤ Mon avis :
Solomon Reed, 16 ans, est un adolescent sujet aux crises de panique, vivant reclus chez lui depuis le jour où l'une de ses crises l'a poussé à se jeter dans une fontaine devant tous les membres de son collège. Lisa Praytor quant à elle, est une brillante élève de terminale souhaitant intégrer une prestigieuse université de psychologie. Pour tenter d'y décrocher une place, elle doit rédiger un mémoire concernant son expérience personnelle des désordres psychologiques. Pour ce faire, elle décide de prendre Solomon comme cobaye sans qu'il ne soit au courant de ses ambitions. Mais à quel prix ?
Malgré la plume de l'auteur qui m'a été très agréable, j'avoue être mitigée vis-à-vis de ce roman. J'ai adoré la première partie où le thème de l'histoire - la psychologie - est grandement mis en avant. En revanche, à partir de la seconde partie du livre, tout dégringole. L'intrigue se met à tourner uniquement autour de l'orientation sexuelle de Solomon, en faisant passer ses troubles psychologiques et son éventuelle guérison au second plan. Cela en devient plat et même carrément agaçant par moments ! Aborder ce sujet dans un roman pour adolescents est une bonne idée en soi, mais je trouve néanmoins que John Corey Whaley le prenait trop à cœur en dépit de son intrigue initiale. Heureusement pour moi, alors que je commençais sérieusement à désespérer de voir un retournement de situation se faire, celui-ci a enfin fini par survenir vers la fin du roman. De ce fait, pouvoir être conquise par une fin après plus d'une centaine de pages décevantes (pour ma part) m'a grandement réconciliée avec cette histoire et m'a également permis de la terminer sur une note plus positive encore étant donné que pendant une partie de ma lecture, j'avais cru avoir deviné le dénouement final (ce qui heureusement n'était pas le cas !).
Le point fort de ce livre reste avant tout ses personnages tout aussi charismatiques les uns que les autres (à part une petite exception dont je vous ferai part juste après). Leur psychologie (qui est plus où moins développée selon leur récurrence) est très intéressante. J'ai particulièrement apprécié le personnage de Lisa, dont je comprenais l'ambition malgré une mise en œuvre qui était loin d'être l'une des plus appropriées. Ça ne l'a néanmoins pas empêché d'avoir bon cœur. Son petit ami, Clark, m'a également conquise pour son sens de l'humour et sa gentillesse à tout épreuve. Et bien sûr, je n'oublie pas Solomon. Ayant moi-même été victime de crises d'angoisse il y a quelques années de cela, je comprenais totalement son point de vue. Il s'est également montré moins timide que je ne l'aurais imaginé lors de sa première rencontre avec Lisa grâce à son sens de l'humour parfois auto-dérisoire. Et comment oublier ses parents, Jason et Valérie Reed ? Un couple compréhensif, protecteur envers leur fils et également plein d'humour. Joan, la grand-mère de Solomon, n'est pas mal non plus dans son genre : une vieille dame de caractère, prête à dépenser des milles et des cents pour l'inciter à sortir de chez lui. Il y a juste un personnage que je n'ai pas du tout aimé : il s'agit de Janis, la sois-disant “meilleure amie” de Lisa, qui n'hésite pourtant pas à lui faire les pires coups possibles et imaginables dès qu'elle en a l'occasion et à se venger d'elle pour des futilités d'une débilité sans nom. Elle est l'exemple typique d'une “amie” que je ne n'aimerais pas avoir - et je mets bien le mot “amie” entre guillemets étant donné qu'à ce stade je pense qu'il s'agit plus là d'une ennemie -. Mise à part elle, j'ai vraiment apprécié tous les personnages de ce roman qui apportent chacun leur importance et leur charme.
➤ Conclusion :
Pour conclure, je dirais que j'ai tout de même globalement apprécié ma lecture. A mes yeux elle ne révolutionne pas son genre mais l'histoire est tout de même intéressante (malgré les quelques défauts de l'intrigue) et ses personnages valent vraiment le détour. Si vous aimez les romans psychologiques possédant de la romance ce livre est fait pour vous.
➤ Ma note : 13/20
Et vous, avez-vous lu Phobie douce ? Qu'en avez-vous pensé et quel est votre personnage favori ? Si vous ne l'avez pas lu, vous ai-je donné envie de le lire ou au contraire, vous ai-je rebuté ? J'attends vos réactions !
lundi 10 juillet 2017
Chronique n°3 : La guerre des Clans (Cycle 1) - Erin Hunter
• Titre : La guerre des Clans
Cycle 1 se composant des 6 tomes suivants :
➜ Retour à l'état sauvage
➜ A feu et à sang
➜ Les mystères de la forêt
➜ Avant la tempête
➜ Sur le sentier de la guerre
➜ Une sombre prophétie
• Auteur : Erin Hunter (pseudonyme de 4 écrivaines britanniques composé de Kate Cary, Cherith Baldry, Victoria Holmes et Tui Sutherland qui se partagent l'écriture de la saga)
• Genre : Fantasy
• Édition : Pocket Jeunesse
• Nombre de pages : De 306 à 365
• Synopsis : Depuis des générations, fidèles aux lois de leurs ancêtres, 4 clans de chats sauvages se partagent la forêt. Mais le Clan du Tonnerre court un grave danger, et les sinistres guerriers de l'Ombre sont de plus en plus puissants. En s'aventurant un jour dans les bois, Rusty, petit chat domestique, est loin de se douter qu'il deviendra bientôt le plus valeureux des guerriers...
➤ Comment j'ai découvert ces livres ?
J'avais déjà entendu parler de ce best-seller il y a quelques années de cela, notamment grâce aux vidéos YouTube consacrées à ce sujet. Mais je n'avais jamais franchi le pas pour le lire, jusqu'à maintenant. A peine le premier tome terminé, j'ai enchaîné jusqu'à finir le cycle 1 dont je vous fais la chronique aujourd'hui.
➤ Mon avis :
Depuis des générations, fidèles aux lois du Clan des Étoiles (leurs ancêtres), 4 clans de chats sauvages se partagent la contrée : le Clan de la Rivière, le Clan du Vent, le Clan de l'Ombre et le Clan du Tonnerre. C'est celui-ci que va décider de rejoindre Rusty, chaton domestique épris de liberté, avec l'accord de son chef, Étoile Bleue, qui le renommera Nuage de Feu. Mais son arrivée ne va pas faire l'unanimité auprès de tous les membres du Clan en raison de ses origines. Heureusement, Nuage Gris, l'un des apprentis, sera là pour l'épauler durant les épreuves plus ou moins dangereuses auxquelles il sera confronté. Et elles seront nombreuses...
Ce premier cycle m'a globalement satisfaite. La plume de l'auteur est agréable, claire et précise. On réussit toujours à garder le fil de l'histoire malgré les nombreuses intrigues et surtout, les nombreux personnages, qui de plus, changent de nom régulièrement en raison de leur place au sein du Clan. Au début de chaque tome se trouve également quelques pages destinées à la présentation de l'univers du livre (personnages, plans, bref résumé de l'intrigue précédente) ce qui est un atout considérable. Mais la plus grande qualité de ce best-seller est sa capacité à nous plonger dans l'histoire et de ce fait, nous rendre accro. Je dévorais chaque tome avec une rapidité déconcertante et dès que la dernière page se tournait je n'avais qu'une hâte : foncer dans la librairie la plus proche pour acheter le tome suivant. Malgré quelques intrigues parfois prévisibles, des rebondissements inattendus surviennent également ce qui équilibre la balance. Certains d'entre eux ont même réussi à me choquer ! (notamment dans « Une sombre prophétie »).
Les personnages sont attachants ce qui rend leur mort éventuelle beaucoup plus douloureuse pour le lecteur (et je parle en connaissance de cause !). J'ai bien évidemment mes petits préférés : il y a par exemple Croc Jaune, cette chatte au mauvais caractère mais qui aurait néanmoins tout fait pour protéger les siens. Elle est l'un de mes plus gros coup de cœur jusqu'ici. Il y a bien sûr Nuage de Feu, le protagoniste principal dont on suit le parcours tout au long du cycle. J'admire sa combativité et son courage malgré sa naïveté qui m'a de nombreuses fois mise hors de moi. Il y a également Nuage Gris, son plus fidèle ami avec qui il fait les 400 coups et avec lequel on ne s'ennuie jamais. Il y a aussi Nuage de Sable, une chatte que j'ai tout d'abord détestée en raison de sa méprise envers Nuage de Feu à l'arrivée de celui-ci et que je me suis finalement mise à apprécier par la suite lorsque je me suis rendue compte de sa vraie valeur. Je me suis d'ailleurs beaucoup identifiée à elle par ses réactions. Il y a bien entendu plein d'autres personnages que j'ai apprécié tel qu'Étoile Bleue, la chef du Clan du Tonnerre, Tornade Blanche, l'un des guerriers ou encore Nuage de Jais, ami de Nuage de Feu et Nuage Gris, mais la liste est longue et je ne peux pas me permettre de tous les présenter. Il y a néanmoins quelques personnages que j'ai beaucoup moins aimés car ils étaient trop clichés à mon goût. Je pense notamment à Griffe de Tigre, l'un des guerriers du Clan du Tonnerre que je ne trouve pas assez travaillé et dont l'objectif est assez banal, ce qui à force devient plutôt agaçant. Mais il s'agit là d'un des seuls points négatifs que je peux trouver à cette saga.
➤ Conclusion :
Pour conclure, j'ai vraiment apprécié ce premier cycle et j'ai hâte de me plonger dans le second. Même si il possède quelques défauts, ça ne m'a pas empêché de l'avoir beaucoup aimé. Et malgré le fait que le chat ne soit pas mon animal favori (je préfère largement les chiens) ma lecture n'en a pas été dérangée pour autant ! D'ailleurs, l'auteur a également écrit une autre saga nommée « Survivants » qui met en scène une meute de chiens essayant de survivre depuis la disparition des hommes et je pense la lire un jour par curiosité... mais seulement après avoir terminé La guerre des Clans bien entendu ! Si vous aimez les univers fantasy, le monde sauvage et les animaux je ne peux que vous conseiller cette saga qui vous fera passer un bon moment.
➤ Ma note : 16/20
Et vous, avez vous déjà lu cette saga ? Qu'en avez vous pensé ? Et si ce n'est pas le cas, ai-je réussi à vous donner envie de la lire ? Dites moi tout ça en commentaires !
NB : Ma chronique n'ayant pas pour but de spoiler l'intrigue, j'ai préféré m'abstenir d'appeler certains personnages par leurs noms actuels, alors pour ceux qui lisent LGDC ne vous étonnez pas du fait que j'ai appelé certains chats par leurs noms initiaux.
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